Toutes nos bières sont de fermentation haute. Cela veut dire que la
fermentation se fait à une température entre + 18°C et + 30°
C, ce qui entraîne la formation de composants aromatiques plus nombreux
avec des goûts plus riches et un éventail d’arômes.
Il y a deux exceptions : la « Kriek » et la « Cuvée
» qui sont en fait des bières de fermentation mixte. Cela signifie
de fermentation haute et d’oxydation selon la technique des bières
rouges et brunes flamandes et de fermentation sauvage suite au coupage avec
le lambic du Pajottenland.
Le brassage se fait par infusion pour la fabrication de la maische et par feu
direct pour l’ébullition . Ce sont les méthodes traditionnelles
utilisées dans pratiquement toutes les brasseries pour la fabrication
de bières de type pils au début du XXième siècle.
Il n’y a aucune centrifugation ni filtration pendant le processus de
brassage. Ces deux actions rendent la bière plus claire, mais la filtration
élimine un grand nombre de composants du goût.
Les bières se clarifient naturellement par une garde plus longue.
La pasteurisation est une technique utilisée par beaucoup de brasseries pour s’assurer que la bière ne change pas de goût après expédition. Le grand désavantage de la pasteurisation est le même que celui de la centrifugation ou la filtration : une perte partielle du goût. Nous voulons garder intacts tous les goûts jusque chez le consommateur. Pendant le processus de fabrication nos bières ne sont donc pasteurisées à aucun moment.
Autrefois, on utilisait dans la fabrication de la bière uniquement des
cônes de houblon séchés pour donner du goût. Si pour
le vin, c’est le type de raisin qui détermine son caractère,
il en est de même pour la bière : c’est le type de houblon
qui détermine son caractère.
Il y a cependant des désavantages à l’utilisation traditionnelle
des cônes de houblon :
Pour toutes ces raisons, très peu de brasseries utilisent encore de
vrais cônes de houblon pour la production de leurs bières. L’
extrait de houblon se conserve par ailleurs plus facilement et plus longtemps.
Il est meilleur marché et entraîne moins de problèmes lors
de la production.
Comme nous visons le niveau de qualité le plus élevé, nous
utilisons pour toutes nos bières des cônes de houblon de la meilleure
qualité, cultivés dans la région de Poperinge. De plus,
par l’emploi généreux de ces cônes, nos bières
obtiennent une texture et une complexité inégalées. Les
deux variétés les plus utilisées par la brasserie sont
le Hallertau Mittelfruh et le Brewers Gold, mais on utilise également
les types Challenger et Saaz.
La bière est une matière vivante. En ajoutant, au moment de la mise en bouteille, un petit peu de sucre et de levure et en conservant la bière pendant deux semaines au chaud, on crée une refermentation dans la bouteille. Ainsi on obtient une saturation naturelle avec du CO2, ce qui donne un col riche en mousse. Cette méthode, qui est d’ailleurs aussi appliquée au Champagne, garantit un perlé plus fin que celui qu’on obtient par saturation artificielle. De plus, comme elle est vivante et qu’elle fermente, la bière peut se conserver beaucoup plus longtemps et son goût évolue naturellement. Le temps et la manière dont on la conserve auront donc une influence sur le goût. Le léger dépôt de levure qui reste dans la bouteille est la meilleure preuve que cette méthode est d’application pour toutes nos bières. Le client est libre de choisir s’il sert ou non ce dépôt de levure qui est par ailleurs une source riche en vitamines et en minéraux.
La méthode originale pour la fabrication de bières à base de fruits est pratiquement toujours basée sur la fermentation de cerises acidulées (type cerise du nord) sur de la bière qui s’ est acidifiée. Cela peut se faire avec du lambic ou par vieillissement et exposition à de petites quantités d’air, comme c’est le cas lors d’une conservation en fûts de bois, procédé utilisé pour les bières rouges et « vieille brune ». Nous utilisons les deux méthodes pour notre « Kriek ». D’abord oxydation par exposition à la lumière en ensuite, après fermentation avec des cerises, coupage avec le Lambic bruxellois. Pour la « Cuvée », le même processus est utilisé, mais sans les fruits.